Concert Schumann

Concert symphonique Schumann

Concerto pour violoncelle en la mineur
Ouverture de Manfred
4ème symphonie en ré mineur

Orchestre Les Siècles Romantiques

Nicolas Seigle, violoncelle

le 11/05/2023 à 20h00         

Chapelle de la Trinité, 29-31 rue de la Bourse 69002 Lyon        

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« Contre sa détresse intérieure, Schumann ne connut qu’un seul remède : sa divine musique, « chantée à en mourir » … ! »

 

Robert Schumann fut l’un des premiers grands romantiques allemands et l’un de plus prestigieux poètes de l’histoire de la musique. De cet homme étrange torturé par les signes annonciateurs d’une mélancolie suicidaire, le message musical ne porte pas les seules marques d’une inexplicable beauté, il est tout aussi mystérieusement parfait, d’une indéchiffrable évidence et d’une incompréhensible précocité.


Le concerto pour violoncelle en la mineur (op 129) fut écrit en 1850 pendant une courte période de stabilisation et d’inspiration. Puis, la maladie mentale qui devait finalement l’emporter se déclara de nouveau et il n’entendit jamais cette pièce en concert. Après la mort de Schumann, le concerto fut oublié jusqu’à ce que le grand violoncelliste Pablo Casals lui redonne vie au début du XXème siècle et déclare malgré ses nombreux détracteurs que « ceux-ci sont sourds à l’une des plus grandes œuvres qu’il nous est donné à entendre et que, du début à la fin, la musique est sublime ! … »


L’ouverture de Manfred (op 115) écrite en 1851, après la musique de scène éponyme, est tirée du poème dramatique de Byron : Manfred, héros romantique par excellence, dont le jeune Schumann trouvait un reflet de sa propre destinée. Malheureusement, la musique de scène, bien que d’une beauté enivrante, a été quasi oubliée aujourd’hui et on ne joue au concert que son ouverture qui fait partie des plus belles pages orchestrales de l’auteur.


La 4ème symphonie en ré mineur (op 120) fut composée en 1841. Comme pour ses trois autres symphonies, il est devenu un lieu commun de dire que Schumann était un piètre orchestrateur ! Plusieurs grands compositeurs dont Mahler et d’éminents chefs d’orchestre se sont employés à réorchestrer ses symphonies « pour que cela sonne ! ». Ces versions modifiées « sonnent » en effet mais pas « selon les ombres et les lumières » du génie schumannien. Aussi intéressantes soient-elles, elles banalisent et standardisent ses Symphonies. La raison en est que Schumann tout « maladroit » qu’il fût avait trouvé « l’orchestre de sa musique ».